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juin 8, 2016

Fin de la dette cubaine

Cuba a conclu, samedi 12 Mai un “accord historique” avec ses créanciers, à propos d’anciennes dettes qui n’étaient plus remboursées depuis un quart de siècle, a annoncé le ministre français des Finances Michel Sapin. “Cet accord permet de résoudre définitivement la question de la dette de moyen-long terme de Cuba (…) qui n’était plus honorée depuis la fin des années 1980″, a souligné le ministre dans un communiqué, cité par l’AFP. Les intérêts de retard, qui s’élèvent à 4 milliards de dollars, “seront intégralement annulés, tandis que les arriérés (environ 2,6 milliards de dollars) seront remboursés par Cuba sur une période de 18 ans afin de tenir compte de sa situation économique”, poursuit le texte. Dans un communiqué séparé, le Club de Paris, instance informelle regroupant des créanciers publics, a expliqué que “cet accord offre un cadre de résolution définitive et durable à la question des arriérés dus par la république de Cuba au Groupe des créanciers de Cuba, soit un stock total de dette de 11,1 milliards de dollars (dont les intérêts de retard) au 31 octobre 2015″. Le Club des créanciers de Paris réunit l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse.Selon le ministère français des Finances, “cette négociation vient parachever des discussions au sein desquelles la France, premier créancier de Cuba et présidente du groupe ad hoc des créanciers, a joué un rôle moteur essentiel”. Dans ce cadre, la France précise qu’elle “procédera comme les autres créanciers à l’annulation des intérêts de retard”, tandis que le capital qu’elle avait prêté à Cuba et les intérêts originels, soit 470 millions de dollars, seront pour partie remboursés, le reste (230 millions de dollars) étant converti “en projets de développement à Cuba à titre d’effort bilatéral additionnel”. Cet accord représente une nouvelle étape dans la normalisation des rapports entre Cuba et les pays occidentaux, après l’accord historique annoncé il y a un an par La Havane et Washington, qui a conduit au rétablissement cet été des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et l’île communiste, après un-demi-siècle de rupture.

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Esprit humain

Je pense qu’il est important d’insister sur aucune immédiate vérification historique de notre triple évolution fondamentale de l’esprit humain: chaque lecteur pourra sans peine exécuter spontanément ce travail préliminaire, s’il ne l’a déjà suffisamment ébauché pendant l’étude successive des volumes précédens. Mais, au contraire, il importe beaucoup de concentrer directement une attention spéciale sur l’explication philosophique de cette grande loi, qui, à l’état de simple fait général, resterait nécessairement dépourvue de sa principale efficacité scientifique. Cette généralité empirique, qui, en toute autre science, pourrait déjà avoir une valeur suffisante, ne saurait pleinement convenir à la nature propre de la sociologie, d’après les principes logiques établis, à ce sujet, dans la quarante-huitième leçon. En une telle science, nous avons reconnu la possibilité caractéristique d’y concevoir à priori toutes les relations fondamentales des phénomènes, indépendamment de leur exploration directe, d’après les bases indispensables fournies d’avance par la théorie biologique de l’homme. Nous savons aussi que l’usage convenable de cette éminente propriété peut seul procurer aux doctrines sociologiques toute l’énergie rationnelle qui leur est nécessaire pour surmonter suffisamment les obstacles plus prononcés que doit rencontrer leur application réelle; outre qu’un tel contrôle doit constituer, d’ordinaire, la plus irrécusable confirmation de l’exactitude essentielle des inductions historiques proprement dites. Or, une telle opération ne saurait, sans doute, à l’un ou à l’autre titre, présenter, en aucun cas, un intérêt plus capital qu’à l’égard de la loi la plus fondamentale qui puisse être jamais appliquée à l’ensemble de la dynamique sociale. Nous devons donc ici soigneusement caractériser les divers motifs généraux, puisés dans l’exacte connaissance de la nature humaine, qui ont dû rendre, d’une part inévitable, d’une autre part indispensable, cette succession nécessaire des phénomènes sociaux, directement envisagés quant à l’évolution intellectuelle qui domine essentiellement leur marche principale. Toutefois, ayant déjà suffisamment indiqué, à ce sujet, les motifs purement logiques, d’abord dans le discours préliminaire du premier volume, et ensuite, en beaucoup d’occasions importantes, dans tout le cours de ce Traité, je pourrai, en y renvoyant d’avance le lecteur, m’occuper surtout maintenant des motifs moraux et sociaux, sans m’exposer d’ailleurs à scinder mal à propos une démonstration philosophique dont toutes les parties sont spontanément solidaires.

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janvier 23, 2016

La révolution digitale en entreprise

Cela fait un moment que la révolution digitale est en cours. Pourtant, les entreprises ne semblent pas en avoir saisi l’ampleur, les tenants et aboutissants. J’ai encore eu l’occasion de m’en rendre compte lorsque mon employeur m’a envoyé à Brest en Bretagne pour y suivre un congrès sur le numérique. La conversion au numérique est devenu depuis un moment le credo des entreprises qui veulent rester compétitives, qui veulent faire face à l’évolution des marchés et des technologies. Mais sur ce nombre, pas mal d’entreprises semblent pourtant incapables de s’adapter pleinement à cette transformation des usages, d’avoir une vue d’ensemble et d’en prendre acte. Car le challenge du numérique ne se limite pas à la simple restructuration d’un site web et à l’utilisation des réseaux sociaux. Non, la « mue digitale » demande à ce que le numérique soit intégré au sein de l’entreprise, dans sa façon de fonctionner et jusque dans ses liens avec ses clients. Il faut savoir faire face aux attentes d’une société ultraconnectée et dont les usages évoluent fortement, et cette mutation implique un bouleversement extrême en terme de pratiques et de modes de fonctionnement pour l’entreprise. Lors de sa présentation, une personne a précisé que l’entreprise numérique était éminemment sociale, connectée, et aussi mobile. La révolution numérique impose une profonde réorganisation en interne et une relation nouvelle avec ses usagers, ses distributeurs et ses salariés. Et pour parvenir à ce but, il faut non seulement effectuer une veille constante, mais aussi bien se connaître, et savoir se fonder sur des objectifs appropriés. L’innovation apparaît en ce sens primordiale pour devancer ses compétiteurs. Et ce que je retiens de ce congrès à Brest, c’est qu’il manque cruellement à ce jour d’une culture de l’innovation en entreprise. Les responsables de ces entreprises devraient véritablement pousser au maximum leurs employés à innover et à faire preuve d’initiative. Et parce que l’innovation est souvent génératrice de peur et de opposition au changement, la partie RH a également une responsabilité fondamentale dans ce domaine : elle doit réfléchir de manière à inclure chaque collaborateur dans ce processus innovant, où les décisions sont un peu plus prises en horizontal qu’en vertical. Vous pouvez vous inscrire pour le prochain séminaire en Bretagne en allant sur le site de l’organisateur. Suivez le lien pour les infos.

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Les nouvelles fermes

La ferme nouvelle génération est conçue selon le principe d’”agriculture verticale”, qui promeut une culture hors-sol. Les produits que l’on souhaite cultiver sont placés dans des jardinières superposées et remplies d’eau enrichie en nutriments. Des fermes flottantes pourraient bien être la solution pour nourrir les 9 milliards d’habitants qui peupleront la Terre d’ici 2050. En effet, cette hausse exceptionnelle de la population mondiale devrait avoir des conséquences terribles. En s’appuyant sur des données du Groupement d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), une étude affirme qu’entre 1,1 et 3,2 milliards de personnes d’ici 2080 manqueront d’eau, et entre 200 et 600 millions souffriront de la faim. Il faut donc trouver au plus vite des solutions. Forward Thinking Architecture a lancé un projet totalement fou. Ce cabinet d’architectes basé à Barcelone propose des sources d’alimentation en poissons et en légumes à proximité des grandes villes. Si l’objectif principal est bien sûr de proposer des solutions à la question de l’alimentation mondiale, il est également de limiter l’utilisation des énergies fossiles liées aux importations alimentaires. Oui, mais comment ? Loin d’être un simple projet sorti d’un cerveau proche de la folie, cette nouvelle initiative lancée par Javier F. Ponce, le fondateur, devrait voir le jour dans les années à venir. Composées de trois étages, ces fermes flottantes répondraient parfaitement aux défis de demain. “Selon les Nations Unies, le besoin de nourriture va augmenter de 70% d’ici 2050 avec une population atteignant les 9,1 milliards d’individus” dit Javier F. Ponce. “Nos fermes flottantes peuvent s’implanter n’importe où, où il y a de l’eau. Et même là où la densité de population est la plus forte comme à New York, Tokyo, Sao Paulo, Los Angeles, Sydney..” Les dimensions des modules s’adaptent aux océans, aux lacs et aux rivières. Le niveau inférieur serait dédié à la pisciculture (l’élevage de poissos d’eau douce) et à la désalinisation d’eau de mer. Le niveau intermédiaire verrait pousser les végétaux  sur un substrat rempli de sels minéraux et de nutriments. Et le niveau supérieur serait consacré à l’énergie photovoltaïque et aux collecteurs d’eaux de pluie. Cette organisation s’inspire de l’élevage piscicole traditionnel en Asie. Il pourrait aussi être créateur d’emplois puisque 75 à 150 employés pourraient travailler dans ces fermes, selon leurs niveaux d’automatisation.  L’implantation de jardins en milieu urbain n’est évidemment pas nouveau, mais, en revacnhe, les initiatuives se multiplient partout dans le monde. Comcrop (photo ci-dessous) est une ferme urbaine de 6.000 m² logée sur le toit d’un immeuble du centre-ville : c’est l’une des premières fermes de Singapour qui utilise la méthode dite “de l’aquaponie”, un mélange d’aquaculture verticale et d’hydroponie. Dans cette cité-Etat qui étonne par sa petite superficie, des initiatives fleurissent et des hommes se battent pour produire plus local et proposer aux habitants de nouvelles manières de consommer en pleine ville. A l’image d’Allan Lim, président de l’association Comcrop, qui a donc créé cette ferme urbaine.

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L’Allemagne est trop forte

La publication des derniers chiffres manufacturiers européens montrent l’existence d’une Europe à deux vitesses, entre l’Allemagne et le reste de la zone euro. Et cette fracture est moins la conséquence d’une bonne gestion allemande que le résultat de déséquilibres provoqués par une mauvaise maîtrise des effets la monnaie unique. La dernière livraison des indices de directeurs d’achats pour la zone euro, publiés par le cabinet Markit le 1er septembre, permet de conforter la position favorable de l’Allemagne dans le secteur manufacturier européen. En s’affichant à un plus haut de 16 mois, c’est-à-dire un niveau de 53.3 points (un chiffre supérieur à 50 indique une période de croissance du secteur, et un relevé inférieur à 50 marque une récession), l’industrie d’outre-rhin creuse l’écart. Notamment face à la France, soumise une nouvelle fois à une période de contraction (48.3 points, un plus bas de 4 mois), ou à d’autres pays pourtant considérés comme “sortis d’affaire”, comme l’Irlande, avec un plus bas de 18 mois (53.6 points) ou encore l’Espagne, avec un plus bas de 10 mois (53.2 points). Ainsi, encore une fois, l’Europe semble coupée en deux, entre l’Allemagne et quelques pays du nord, et le reste du continent. Cette fracture européenne avait pu être mise en avant dans un article du Brookings Center, publié le 17 juillet dernier, écrit par l’ancien Président de la Réserve fédérale des Etats-Unis, Ben Bernanke. La simple observation du taux de chômage comparé entre l’Allemagne et le reste de la zone euro permet de mettre en évidence cette Europe à deux vitesses. Alors que l’Allemagne voit son taux de chômage baisser depuis plusieurs années, pour atteindre un niveau de 4.7%, ce qui peut être apparenté à une situation de plein emploi, le reste de la zone euro conserve un taux supérieur à 13% (soit près de trois fois plus que l’Allemagne), c’est-à-dire une situation de chômage de masse. La réponse la plus simpliste à cette situation consiste à conclure que l’Allemagne a fait les bonnes réformes et les bons choix, et que les autres ont encore du travail avant d’en arriver au même niveau. C’est-à-dire la réponse du fameux “modèle allemand” qui fait tant rêver les dirigeants européens. L’économie allemande est en effet hyper-productive, tournée largement vers l’exportation, bénéficie d’un maillage industriel de premier plan mondial, et en récolte ainsi les fruits. Ces éléments peuvent décrire une “certaine” réalité, mais ils sont totalement insuffisants pour permettre de justifier un tel écart. Selon Ben Bernanke, deux raisons principales viennent expliquer cette situation. En premier lieu, l’euro. “L’Allemagne a bénéficié d’une monnaie, l’euro, dont la valeur internationale est bien inférieure à celle d’une hypothétique monnaie exclusivement allemande. La participation de l’Allemagne à la zone euro a permis une accélération majeure des exportations allemandes, en comparaison avec ce qu’elles auraient été avec une monnaie indépendante.” Comment est-il possible d’en arriver à une telle conclusion ? Il existe un indice, qui ressemble plutôt à une preuve de cet avantage dont profite l’Allemagne. Il s’agit de sa balance commerciale.

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novembre 11, 2009

Le court-circuit

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, j’éprouve souvent l’envie de disjoncter. Quand je regarde l’actualité, quand je vois ce qui se passe dans le monde et autour de moi, j’ai juste envie de hurler. Evidemment, ce n’est possible : cela ne se fait pas. Il n’y a pas d’endroit où l’on peu hurler tout son soûl, même à la maison. Mais il existe différentes façons de le faire. Ouvrir un blog en est une.

Comme vous l’aurez certainement compris, je parlerai ici beaucoup d’actualité, et en particulier de tous ces événements qui me désespèrent ou me donnent de l’urticaire. Et croyez-moi, ça fait un paquet de choses. Rien qu’en ce moment : le débat dans lequel s’enlisent joyeusement les politiques depuis plus d’un mois concernant la déchéance de nationalité, alors qu’il y a TELLEMENT D’AUTRES dossiers plus importants (mais j’imagine justement que cela donne justement du temps aux députés, que cela leur permet de respirer plutôt que de travailler sur des sujets complexes où ils n’ont aucune solution à proposer) ; la complaisance avec laquelle les politiques rendent hommage à tour de bras, plutôt que se consacrer aux dossiers susdits ; la façon dont est traitée la crise des migrants… Et tenez, rien que ce matin : la mort de Bowie. Ca ne vous met pas en rage, vous ? Qu’un immense artiste s’en soit allé, une semaine à peine après la sortie de son dernier album ?

Bref, il y aura pas mal de sujets qui seront abordés ici. Pas mal de tempêtes dans un verre d’eau, évidemment, étant donné que ma parole n’est pas évangile et ne changera pas le monde. Mais ce blog m’évitera sans doute de disjoncter. Je crois que nous avons tous besoin, aujourd’hui, d’un disjoncteur…

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