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novembre 18, 2016

La langue française est-elle finie ?

À quoi bon apprendre le français ? Dans une nation célèbre pour pratiquer le monolinguisme comme notre Grande-Bretagne, la réponse est le plus souvent quelque chose qui a trait ce que l’on disait autrefois pour justifier l’introduction autoritaire d’huile de foie de morue dans la gorge des enfants?: parce que “c’est bon pour toi”. Il est temps de comprendre que dans bien des endroits du monde, attendre de vous que vous parliez le français est absolument “mauvais pour vous”. Si vous deviez sortir de vos études en étant incapable de compter, vous seriez, on le comprend, furieux. Dans le monde entier, il est pourtant possible de sortir de l’école en parlant couramment le français, mais en ne possédant aucune notion d’une compétence absolument nécessaire dans l’économie mondiale?: l’anglais. “Il est temps de comprendre que dans bien des endroits du monde, attendre de vous que vous parliez le français est absolument “mauvais pour vous”” Il y a un grand coupable à cet état des choses absurde?: le bloc de pays connu sous le nom de “la Francophonie”, qui se fait passer pour une pâle imitation du Commonwealth – s’il vous est possible de visualiser quelque chose d’aussi désuet. En fait, la comparaison est même injuste pour le Commonwealth, une organisation de bonne volonté, à profil bas et qui fait le bien avec discrétion. La Francophonie est un ton plus haut?: elle veut promouvoir une “solidarité active” (si quelqu’un sait ce que ça veut dire) entre ses États membres, basée sur “la langue française et ses valeurs humanistes”. Il n’y a rien de foncièrement mauvais à promouvoir l’enseignement du français et de ses “valeurs humanistes”. Et il n’y a rien de mal non plus à encourager la culture des dahlias. Mais nous pourrions regarder de travers une organisation qui certifie que cultiver des dahlias est un passeport pour le succès au XXIe?siècle. Dans beaucoup de pays où le français est le plus activement enseigné – on pense aussitôt à l’Afrique du nord – la langue locale est très différente du français. Apprendre une langue étrangère qui utilise un alphabet différent du vôtre n’est pas une mince affaire. Le problème n’est pas que le français est impossible à apprendre?: en Tunisie, en Algérie ou au Maroc, vous pouvez l’entendre parlé à la perfection. Non, le vrai problème avec le français, c’est que c’est une langue inutile. Bouchons-nous les oreilles pour ne plus entendre la classe moyenne britannique et la déférence dont elle fait preuve, tout en tortillant une mèche imaginaire, quand elle vante l’art du vivre à la campagne (hautement subventionné) en France, le TGV et la “merveilleuse gastronomie”. “Le problème n’est pas que le français est impossible à apprendre?: en Tunisie, en Algérie ou au Maroc, vous pouvez l’entendre parlé à la perfection. Non, le vrai problème avec le français, c’est que c’est une langue inutile” Personne ne niera que, historiquement, la France a apporté beaucoup à la civilisation. La culture européenne ne serait pas grand-chose sans Montaigne, Descartes, Debussy et Cézanne, sans parler du dictateur des dictateurs, Napoléon Bonaparte. Le problème est que tout ceci s’est passé il y a longtemps et que le nouveau monde est anglophone. Dans la bataille pluri-séculaire entre l’anglais et le français, il y a un vainqueur, et prétendre le contraire revient à assurer que Johnny Hallyday représente le futur de la pop music. Les Britanniques n’ont à vrai dire aucune raison de se vanter de cette victoire. Elle doit beaucoup à l’héritage d’un empire édifié voici des générations et à la domination des États-Unis sur le monde moderne. Mais le résultat de la partie est clair?: l’anglais est la langue de la science, de la technologie, du voyage, de l’entertainment et du sport. C’est la langue que vous devez maîtriser pour être un citoyen du monde. Ce que le gouvernement français décide de faire de son argent est son affaire. Pour la plupart d’entre nous, la seule question importante est de savoir si la promotion du français et des valeurs françaises obtient de bons résultats. À une époque, le sud-est de l’Afrique était allemand?: quand un pays, la Namibie, a pris son indépendance, elle a sagement adopté l’anglais comme langue officielle, pour l’excellente raison que l’anglais offrirait un futur à ses citoyens. “Le résultat de la partie est clair?: l’anglais est la langue de la science, de la technologie, du voyage, de l’entertainment et du sport. C’est la langue que vous devez maîtriser pour être un citoyen du monde” La vérité est que quand d’autres puissances impériales ont décroché leur drapeau autour du monde, la France n’a jamais vraiment décolonisé. La promotion du français et de ses valeurs supposées est juste un autre genre d’impérialisme. Il n’y a absolument rien de mal à étudier quelque langue que ce soit comme hobby, ou comme discipline pour l’entretien du cerveau. Mais ne prétendons pas que comprendre le sanskrit a une réelle valeur pratique. Si votre langue maternelle est l’anglais, surtout n’hésitez pas?: apprenez le chinois ou l’arabe ou l’espagnol. S’il le faut absolument, étudiez le français, parce que c’est une belle langue. Mais n’ayons aucune pitié pour ceux qui nous diraient qu’il est utile de l’apprendre comme moyen de communication.

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Le monde Uber

Mais qu’est ce qui se cache donc derrière le phénomène Uber ? Fondée en 2009 en Californie, la start-up est le symbole de l’émergence de nouveaux acteurs économiques incontournables?: les plateformes numériques. Ces acteurs sont des catalyseurs d’échanges économiques et d’interactions sociales. Ils utilisent la technologie pour proposer des services directement aux consommateurs. Cette “ubérisation” est aussi pratiquée par LeBonCoin, Booking, Blablacar, Airbnb ou Facebook… Une aubaine pour les individus et les consommateurs. Un défi pour les entreprises de l’économie classique. Le risque?? être coupé de ses clients, devenir un simple sous-traitant, voire dans le pire des cas être rayé de la carte, faute d’accès au marché. Le syndrome Kodak change d’échelle?: la grande nouveauté est que ces plateformes, au départ circonscrites au numérique, pénètrent tous les secteurs de l’économie. Même l’industrie commence à s’y intéresser. Pour les entreprises traditionnelles, il est temps de raisonner en modèle plateforme. Dans les bureaux de Uber à San Francisco, ils seraient quelques dizaines de collaborateurs triés sur le volet – PhD fortement recommandé et rémunération généreuse à plus de 400?000?dollars par an – à composer un département au nom évocateur?: “Uber Everything”. De UberCopter à l’occasion du festival de Cannes, à UberCargo à HongKong en passant par UberEats, récemment lancé à Paris, ces équipes “ubérisent” les marchés. Transport, logistique, livraison, il n’y a – presque – pas de limites. Icône d’une révolution en cours, la société américaine Uber symbolise un mouvement économique fort et structurant?: la mise en relation directe de l’offre et de la demande via une plateforme numérique. L’ubérisation, mot-valise telle que Maurice Lévy chez Publicis l’a défini, fait plutôt référence à la concurrence brutale de nouveaux entrants sur le marché. Les taxis voient une partie de leur activité captée par des VTC connectés. Cette économie de plateforme est un phénomène bien plus large. “Il a même toujours existé, y compris avant l’arrivé de l’Internet, rappelle Thierry Pénard, professeur d’économie à l’Université de Rennes 1. Les centres commerciaux ou les salons professionnels ou grand public relèvent de l’économie des plateformes.” Pour certains économistes, un marché est même une plateforme, donc il existe des plateformes depuis qu’il existe des marchés… Sur son versant académique, elles sont étudiées depuis les années 2000 et l’émergence des premiers acteurs numériques. Un cadre théorique a été construit, notamment par notre prix Nobel d’économie Jean Tirol avec ses travaux sur les marchés bifaces. Ces acteurs sont devenus des catalyseurs d’échanges économiques et d’interactions sociales. Des plateformes de types différents cohabitent?: certaines comme LeBonCoin se contentent d’une simple mise en relation entre un acheteur et un vendeur. D’autres, plus sophistiquées, jouent un rôle de tiers de confiance, comme iTunes qui facture le service. “Cette économie de plateforme a toujours existé, avant l’arrivé de l’Internet,. Les centres commerciaux ou les salons professionnels ou grand public relèvent de l’économie des plateformes” Pour Marc Bourreau, professeur d’économie à Télécom Paris Tech, “la grande nouveauté est que ces plateformes, au départ circonscrites au numérique, pénètrent tous les secteurs de l’économie, comme Airbnb dans l’hébergement ou Uber avec les taxis”. Transport et co-voiturage avec Blablacar, location de voiture avec Koolicar ou Drivy, finance et crowdfunding avec Kisskissbankbank, voire même parking avec MonsieurParking… Selon Sergine Dupuy, fondatrice de RedPill, agence conseil spécialiste en disruptions, “il existerait aujourd’hui plus de 250 plateformes de services de mise en relation sur Internet en France”. Deux phénomènes expliquent cette accélération. D’abord, le nombre de personnes ayant accès à ces services via le web. Ensuite, la démocratisation de l’Internet en mobilité. Le marché a basculé dans une logique d’application smartphone qui décuple les usages. “Nous sommes dans un momentum où il y a des innovations technologiques, des consommateurs prêts à payer, une vague entrepreneuriale et beaucoup de liquidités et d’argent à investir. Les planètes sont alignées pour la disruption”, résume Jean-Michel Huet, associé chez Bearing Point. Comment expliquer le succès de cette économie de plateforme?? Il tient d’abord à la nature du modèle économique sur lequel il repose. Stéphane Savouré, PDG de Koolicar, service d’autopartage entre particulier, témoigne?: “nous n’investissons pas dans des véhicules mais sur une technologie intégrant un service à des voitures. Ce n’est pas le même besoin d’amortissement. Le modèle économique devient viable beaucoup rapidement”, explique l’entrepreneur dont la société vient tout juste de lever 18?millions d’euros dans le but de stimuler l’offre en équipant 30?000 voitures de boîtiers d’auto-partage. Le modèle plateforme repose d’abord sur la mise en relation. Il s’affranchit de l’investissement très important que représentent par exemple les véhicules, de la logistique, qui est gérée par les utilisateurs, voire des coûts de personnels et des charges sociales afférents (voir encadré). Business avant tout de coûts fixes, le modèle plateforme revient bien évidemment moins cher que celui de l’entreprise intégrée. “Si Uber devait salarier tous les chauffeurs, l’entreprise n’existerait plus”, estime Marc Bourreau. “nous n’investissons pas dans des véhicules mais sur une technologie intégrant un service à des voitures. Ce n’est pas le même besoin d’amortissement” Ce type de service n’est possible qu’avec une masse critique d’utilisateurs des deux côtés de la plateforme. Exemple avec Uber. Chez les offreurs pour commencer?: 25% des chauffeurs étaient au chômage avant dont 43% de longue durée. De l’autre, “si la plateforme rencontre du succès, c’est aussi parce que le service rendu est à la hauteur de la promesse?: disponibilité, voiture propre, service client…”, observe Sergine Dupuy. La réussite repose ainsi sur une proposition de valeur équilibrée. Idem chez Airbnb, qui donne à l’hôte une source de revenu supplémentaire et aux voyageurs un hébergement économique ou original. À chaque plateforme ses promesses. Selon Stéphane Savouré, l’objectif de Koolicar est par exemple “qu’un propriétaire finance sa voiture intégralement grâce aux revenus de partage”.

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juin 15, 2016

La popote d’entreprise

La direction de mon entreprise propose régulièrement à ses salariés des incentives de toutes sortes, afin de maintenir au plus haut le moral des troupes. Ceci dit, les incentives n’ont pas toujours l’effet escompté. Mais d’autres, en revanche, me semblent toujours atteindre leur cible. Encore tout récemment, la boîte a ainsi proposé à notre équipe un incentive culinaire. Ce dernier a eu lieu à Bath en Angleterre et a été, une fois encore, bien accueilli. Ce qui est pour le moins curieux, car au quotidien, la plupart des membres de l’équipe ne cuisinent presque jamais. Moi compris. Mais lorsque je suis amené à cuisiner avec mes collègues, je me transforme bien volontiers en top chef le temps d’une journée. Il y a bien sûr le fait que cela soit ludique, vu que cela ne dure pas plus d’une journée. Mais c’est surtout le côté convivial que j’apprécie dans ce genre d’événement : cuisiner, au fond, n’est qu’un prétexte pour engager la conversation et se rapprocher. La situation elle-même se prête bien à la discussion. Quand on se retrouve à plusieurs à devoir faire des taches physiques répétitives, comme couper les oignons, on est obligé de discuter si on ne veut pas s’ennuyer ferme. Et comme la discussion se passe loin du lieu de travail, cela permet de discuter dans une ambiance décomplexée. L’autre avantage des animations culinaires de ce genre, c’est qu’en cuisine, les rapports hiérarchiques traditionnels n’existent plus : ils sont remplacés par un esprit d’équipe dans lequel la compétition entre individus n’a aucune place. Et comme les capacités individuelles n’entretiennent pas de rapport avec la situation hiérarchique de chacun de l’entreprise, de simples employés peuvent montrer comment cuisiner à leurs dirigeants du simple fait qu’ils détiennent les connaissances techniques en matière d’éminçage et d’épluchage. Ce genre de coopération est à mon sens primordiale pour favoriser l’esprit de groupe. D’autant que l’atelier se termine par un grand banquet où on peut déguster le fruit de son travail. La dégustation devient de fait un moment très agréable, idéal pour créer du lien entre des personnes n’en ayant que trop peu dans le cadre du travail. Je crois qu’avec les chasses au trésor, les ateliers gastronomiques sont ce qui fonctionne le mieux dans le cadre d’un incentive : c’est ce qui développe le plus la cohésion de groupe, car les gens travaillent ensemble à atteindre un objectif, plutôt que les uns contre les autres. Suivez le lien vers le site de l’agence qui a organisé cette manifestation – ils ont été très bien. http://www.agenceincentive.com/destinations/europe/incentive-en-angleterre/

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juin 8, 2016

Fin de la dette cubaine

Cuba a conclu, samedi 12 Mai un “accord historique” avec ses créanciers, à propos d’anciennes dettes qui n’étaient plus remboursées depuis un quart de siècle, a annoncé le ministre français des Finances Michel Sapin. “Cet accord permet de résoudre définitivement la question de la dette de moyen-long terme de Cuba (…) qui n’était plus honorée depuis la fin des années 1980″, a souligné le ministre dans un communiqué, cité par l’AFP. Les intérêts de retard, qui s’élèvent à 4 milliards de dollars, “seront intégralement annulés, tandis que les arriérés (environ 2,6 milliards de dollars) seront remboursés par Cuba sur une période de 18 ans afin de tenir compte de sa situation économique”, poursuit le texte. Dans un communiqué séparé, le Club de Paris, instance informelle regroupant des créanciers publics, a expliqué que “cet accord offre un cadre de résolution définitive et durable à la question des arriérés dus par la république de Cuba au Groupe des créanciers de Cuba, soit un stock total de dette de 11,1 milliards de dollars (dont les intérêts de retard) au 31 octobre 2015″. Le Club des créanciers de Paris réunit l’Australie, l’Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, l’Espagne, la Finlande, la France, l’Italie, le Japon, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse.Selon le ministère français des Finances, “cette négociation vient parachever des discussions au sein desquelles la France, premier créancier de Cuba et présidente du groupe ad hoc des créanciers, a joué un rôle moteur essentiel”. Dans ce cadre, la France précise qu’elle “procédera comme les autres créanciers à l’annulation des intérêts de retard”, tandis que le capital qu’elle avait prêté à Cuba et les intérêts originels, soit 470 millions de dollars, seront pour partie remboursés, le reste (230 millions de dollars) étant converti “en projets de développement à Cuba à titre d’effort bilatéral additionnel”. Cet accord représente une nouvelle étape dans la normalisation des rapports entre Cuba et les pays occidentaux, après l’accord historique annoncé il y a un an par La Havane et Washington, qui a conduit au rétablissement cet été des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et l’île communiste, après un-demi-siècle de rupture.

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Esprit humain

Je pense qu’il est important d’insister sur aucune immédiate vérification historique de notre triple évolution fondamentale de l’esprit humain: chaque lecteur pourra sans peine exécuter spontanément ce travail préliminaire, s’il ne l’a déjà suffisamment ébauché pendant l’étude successive des volumes précédens. Mais, au contraire, il importe beaucoup de concentrer directement une attention spéciale sur l’explication philosophique de cette grande loi, qui, à l’état de simple fait général, resterait nécessairement dépourvue de sa principale efficacité scientifique. Cette généralité empirique, qui, en toute autre science, pourrait déjà avoir une valeur suffisante, ne saurait pleinement convenir à la nature propre de la sociologie, d’après les principes logiques établis, à ce sujet, dans la quarante-huitième leçon. En une telle science, nous avons reconnu la possibilité caractéristique d’y concevoir à priori toutes les relations fondamentales des phénomènes, indépendamment de leur exploration directe, d’après les bases indispensables fournies d’avance par la théorie biologique de l’homme. Nous savons aussi que l’usage convenable de cette éminente propriété peut seul procurer aux doctrines sociologiques toute l’énergie rationnelle qui leur est nécessaire pour surmonter suffisamment les obstacles plus prononcés que doit rencontrer leur application réelle; outre qu’un tel contrôle doit constituer, d’ordinaire, la plus irrécusable confirmation de l’exactitude essentielle des inductions historiques proprement dites. Or, une telle opération ne saurait, sans doute, à l’un ou à l’autre titre, présenter, en aucun cas, un intérêt plus capital qu’à l’égard de la loi la plus fondamentale qui puisse être jamais appliquée à l’ensemble de la dynamique sociale. Nous devons donc ici soigneusement caractériser les divers motifs généraux, puisés dans l’exacte connaissance de la nature humaine, qui ont dû rendre, d’une part inévitable, d’une autre part indispensable, cette succession nécessaire des phénomènes sociaux, directement envisagés quant à l’évolution intellectuelle qui domine essentiellement leur marche principale. Toutefois, ayant déjà suffisamment indiqué, à ce sujet, les motifs purement logiques, d’abord dans le discours préliminaire du premier volume, et ensuite, en beaucoup d’occasions importantes, dans tout le cours de ce Traité, je pourrai, en y renvoyant d’avance le lecteur, m’occuper surtout maintenant des motifs moraux et sociaux, sans m’exposer d’ailleurs à scinder mal à propos une démonstration philosophique dont toutes les parties sont spontanément solidaires.

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janvier 23, 2016

La révolution digitale en entreprise

Cela fait un moment que la révolution digitale est en cours. Pourtant, les entreprises ne semblent pas en avoir saisi l’ampleur, les tenants et aboutissants. J’ai encore eu l’occasion de m’en rendre compte lorsque mon employeur m’a envoyé à Brest en Bretagne pour y suivre un congrès sur le numérique. La conversion au numérique est devenu depuis un moment le credo des entreprises qui veulent rester compétitives, qui veulent faire face à l’évolution des marchés et des technologies. Mais sur ce nombre, pas mal d’entreprises semblent pourtant incapables de s’adapter pleinement à cette transformation des usages, d’avoir une vue d’ensemble et d’en prendre acte. Car le challenge du numérique ne se limite pas à la simple restructuration d’un site web et à l’utilisation des réseaux sociaux. Non, la « mue digitale » demande à ce que le numérique soit intégré au sein de l’entreprise, dans sa façon de fonctionner et jusque dans ses liens avec ses clients. Il faut savoir faire face aux attentes d’une société ultraconnectée et dont les usages évoluent fortement, et cette mutation implique un bouleversement extrême en terme de pratiques et de modes de fonctionnement pour l’entreprise. Lors de sa présentation, une personne a précisé que l’entreprise numérique était éminemment sociale, connectée, et aussi mobile. La révolution numérique impose une profonde réorganisation en interne et une relation nouvelle avec ses usagers, ses distributeurs et ses salariés. Et pour parvenir à ce but, il faut non seulement effectuer une veille constante, mais aussi bien se connaître, et savoir se fonder sur des objectifs appropriés. L’innovation apparaît en ce sens primordiale pour devancer ses compétiteurs. Et ce que je retiens de ce congrès à Brest, c’est qu’il manque cruellement à ce jour d’une culture de l’innovation en entreprise. Les responsables de ces entreprises devraient véritablement pousser au maximum leurs employés à innover et à faire preuve d’initiative. Et parce que l’innovation est souvent génératrice de peur et de opposition au changement, la partie RH a également une responsabilité fondamentale dans ce domaine : elle doit réfléchir de manière à inclure chaque collaborateur dans ce processus innovant, où les décisions sont un peu plus prises en horizontal qu’en vertical. Vous pouvez vous inscrire pour le prochain séminaire en Bretagne en allant sur le site de l’organisateur. Suivez le lien pour les infos.

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Les nouvelles fermes

La ferme nouvelle génération est conçue selon le principe d’”agriculture verticale”, qui promeut une culture hors-sol. Les produits que l’on souhaite cultiver sont placés dans des jardinières superposées et remplies d’eau enrichie en nutriments. Des fermes flottantes pourraient bien être la solution pour nourrir les 9 milliards d’habitants qui peupleront la Terre d’ici 2050. En effet, cette hausse exceptionnelle de la population mondiale devrait avoir des conséquences terribles. En s’appuyant sur des données du Groupement d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), une étude affirme qu’entre 1,1 et 3,2 milliards de personnes d’ici 2080 manqueront d’eau, et entre 200 et 600 millions souffriront de la faim. Il faut donc trouver au plus vite des solutions. Forward Thinking Architecture a lancé un projet totalement fou. Ce cabinet d’architectes basé à Barcelone propose des sources d’alimentation en poissons et en légumes à proximité des grandes villes. Si l’objectif principal est bien sûr de proposer des solutions à la question de l’alimentation mondiale, il est également de limiter l’utilisation des énergies fossiles liées aux importations alimentaires. Oui, mais comment ? Loin d’être un simple projet sorti d’un cerveau proche de la folie, cette nouvelle initiative lancée par Javier F. Ponce, le fondateur, devrait voir le jour dans les années à venir. Composées de trois étages, ces fermes flottantes répondraient parfaitement aux défis de demain. “Selon les Nations Unies, le besoin de nourriture va augmenter de 70% d’ici 2050 avec une population atteignant les 9,1 milliards d’individus” dit Javier F. Ponce. “Nos fermes flottantes peuvent s’implanter n’importe où, où il y a de l’eau. Et même là où la densité de population est la plus forte comme à New York, Tokyo, Sao Paulo, Los Angeles, Sydney..” Les dimensions des modules s’adaptent aux océans, aux lacs et aux rivières. Le niveau inférieur serait dédié à la pisciculture (l’élevage de poissos d’eau douce) et à la désalinisation d’eau de mer. Le niveau intermédiaire verrait pousser les végétaux  sur un substrat rempli de sels minéraux et de nutriments. Et le niveau supérieur serait consacré à l’énergie photovoltaïque et aux collecteurs d’eaux de pluie. Cette organisation s’inspire de l’élevage piscicole traditionnel en Asie. Il pourrait aussi être créateur d’emplois puisque 75 à 150 employés pourraient travailler dans ces fermes, selon leurs niveaux d’automatisation.  L’implantation de jardins en milieu urbain n’est évidemment pas nouveau, mais, en revacnhe, les initiatuives se multiplient partout dans le monde. Comcrop (photo ci-dessous) est une ferme urbaine de 6.000 m² logée sur le toit d’un immeuble du centre-ville : c’est l’une des premières fermes de Singapour qui utilise la méthode dite “de l’aquaponie”, un mélange d’aquaculture verticale et d’hydroponie. Dans cette cité-Etat qui étonne par sa petite superficie, des initiatives fleurissent et des hommes se battent pour produire plus local et proposer aux habitants de nouvelles manières de consommer en pleine ville. A l’image d’Allan Lim, président de l’association Comcrop, qui a donc créé cette ferme urbaine.

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L’Allemagne est trop forte

La publication des derniers chiffres manufacturiers européens montrent l’existence d’une Europe à deux vitesses, entre l’Allemagne et le reste de la zone euro. Et cette fracture est moins la conséquence d’une bonne gestion allemande que le résultat de déséquilibres provoqués par une mauvaise maîtrise des effets la monnaie unique. La dernière livraison des indices de directeurs d’achats pour la zone euro, publiés par le cabinet Markit le 1er septembre, permet de conforter la position favorable de l’Allemagne dans le secteur manufacturier européen. En s’affichant à un plus haut de 16 mois, c’est-à-dire un niveau de 53.3 points (un chiffre supérieur à 50 indique une période de croissance du secteur, et un relevé inférieur à 50 marque une récession), l’industrie d’outre-rhin creuse l’écart. Notamment face à la France, soumise une nouvelle fois à une période de contraction (48.3 points, un plus bas de 4 mois), ou à d’autres pays pourtant considérés comme “sortis d’affaire”, comme l’Irlande, avec un plus bas de 18 mois (53.6 points) ou encore l’Espagne, avec un plus bas de 10 mois (53.2 points). Ainsi, encore une fois, l’Europe semble coupée en deux, entre l’Allemagne et quelques pays du nord, et le reste du continent. Cette fracture européenne avait pu être mise en avant dans un article du Brookings Center, publié le 17 juillet dernier, écrit par l’ancien Président de la Réserve fédérale des Etats-Unis, Ben Bernanke. La simple observation du taux de chômage comparé entre l’Allemagne et le reste de la zone euro permet de mettre en évidence cette Europe à deux vitesses. Alors que l’Allemagne voit son taux de chômage baisser depuis plusieurs années, pour atteindre un niveau de 4.7%, ce qui peut être apparenté à une situation de plein emploi, le reste de la zone euro conserve un taux supérieur à 13% (soit près de trois fois plus que l’Allemagne), c’est-à-dire une situation de chômage de masse. La réponse la plus simpliste à cette situation consiste à conclure que l’Allemagne a fait les bonnes réformes et les bons choix, et que les autres ont encore du travail avant d’en arriver au même niveau. C’est-à-dire la réponse du fameux “modèle allemand” qui fait tant rêver les dirigeants européens. L’économie allemande est en effet hyper-productive, tournée largement vers l’exportation, bénéficie d’un maillage industriel de premier plan mondial, et en récolte ainsi les fruits. Ces éléments peuvent décrire une “certaine” réalité, mais ils sont totalement insuffisants pour permettre de justifier un tel écart. Selon Ben Bernanke, deux raisons principales viennent expliquer cette situation. En premier lieu, l’euro. “L’Allemagne a bénéficié d’une monnaie, l’euro, dont la valeur internationale est bien inférieure à celle d’une hypothétique monnaie exclusivement allemande. La participation de l’Allemagne à la zone euro a permis une accélération majeure des exportations allemandes, en comparaison avec ce qu’elles auraient été avec une monnaie indépendante.” Comment est-il possible d’en arriver à une telle conclusion ? Il existe un indice, qui ressemble plutôt à une preuve de cet avantage dont profite l’Allemagne. Il s’agit de sa balance commerciale.

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novembre 11, 2009

Le court-circuit

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, j’éprouve souvent l’envie de disjoncter. Quand je regarde l’actualité, quand je vois ce qui se passe dans le monde et autour de moi, j’ai juste envie de hurler. Evidemment, ce n’est possible : cela ne se fait pas. Il n’y a pas d’endroit où l’on peu hurler tout son soûl, même à la maison. Mais il existe différentes façons de le faire. Ouvrir un blog en est une.

Comme vous l’aurez certainement compris, je parlerai ici beaucoup d’actualité, et en particulier de tous ces événements qui me désespèrent ou me donnent de l’urticaire. Et croyez-moi, ça fait un paquet de choses. Rien qu’en ce moment : le débat dans lequel s’enlisent joyeusement les politiques depuis plus d’un mois concernant la déchéance de nationalité, alors qu’il y a TELLEMENT D’AUTRES dossiers plus importants (mais j’imagine justement que cela donne justement du temps aux députés, que cela leur permet de respirer plutôt que de travailler sur des sujets complexes où ils n’ont aucune solution à proposer) ; la complaisance avec laquelle les politiques rendent hommage à tour de bras, plutôt que se consacrer aux dossiers susdits ; la façon dont est traitée la crise des migrants… Et tenez, rien que ce matin : la mort de Bowie. Ca ne vous met pas en rage, vous ? Qu’un immense artiste s’en soit allé, une semaine à peine après la sortie de son dernier album ?

Bref, il y aura pas mal de sujets qui seront abordés ici. Pas mal de tempêtes dans un verre d’eau, évidemment, étant donné que ma parole n’est pas évangile et ne changera pas le monde. Mais ce blog m’évitera sans doute de disjoncter. Je crois que nous avons tous besoin, aujourd’hui, d’un disjoncteur…

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