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mai 2, 2017

Sécurité informatique

La cybersécurité est l’affaire de tous. Des entreprises comme Netflix ou Sony Music l’ont appris à leurs dépens. En décembre 2016, ces deux firmes ont été victimes de piratages sur leurs comptes Twitter respectifs. Plus de 250 tweets ont été postés sur le compte de la plateforme de vidéos et celui de l’entreprise musicale a vu quelques messages qui laissaient entendre que la chanteuse Britney Spears était morte. En France, onze incidents de cybersécurité sont comptabilisés en milieu professionnel chaque jour, soit un total de 4.165 attaques, d’après le cabinet de conseil PwC, pour des pertes financières estimées à 1,5 million d’euros pour chaque société en moyenne. 59% des entreprises françaises ont d’ailleurs augmenté leurs dépenses de cybersécurité cette année. Mais près de 20% des sociétés de moins de 250 salariés ne se considèrent «pas du tout préparées» aux questions de cybersécurité, selon Orange Cyberdéfense. Le sujet ne concerne pas que les entreprises. Les démocraties occidentales ne sont par exemple guère armées en cas de cyberguerre. En France, l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi) a été créée en 2009 et se charge de la défense des systèmes d’information des services de l’État et des opérateurs d’importance vitale (OIV). Depuis quelques années, des mesures ont été prises pour pousser à la formation. Le ministère du Redressement productif a introduit un volet concernant la cybersécurité dans son plan «la nouvelle France industrielle» qui date d’avril 2015. Il comportait quatre objectifs. D’une part, «accroître significativement la demande en solutions de cybersécurité de confiance» et «développer pour les besoins de la France des offres de confiance», d’autre part l’organisation de la conquête des marchés à l’étranger et le renforcement des entreprises nationales du domaine de cybersécurité. De plus, un comité de la filière industrielle de sécurité a été mis en place en 2013 pour rapprocher les acteurs privés et publics. Mais tout ceci ne se retrouve pas toujours dans les faits. L’Anssi avait une centaine d’agents en 2009 et en possède désormais 400. Des besoins encore insuffisants puisqu’elle en vise 600 en 2018 alors qu’elle avait annoncé cet objectif pour 2017. La faute peut-être à un manque de candidats? Une étude mondiale de Kaspersky Lab a constaté, par exemple, que près de trois-quarts des jeunes (71%) n’étaient pas informés des possibilités qui s’offrent à eux de poursuivre des études supérieures en sécurité informatique. Ou d’y réaliser des stages. Même si l’Anssi propose sur son site les formations en cybersécurité en France. Selon l’étude, 45% des entreprises disposent des postes pour débutants ou d’un programme d’études supérieures en place. Pourtant, Kaspersky pointe que 47% des jeunes ont déclaré vouloir «utiliser leurs compétences informatiques à bon escient». Mais seulement 27% des jeunes ont pensé à faire carrière dans la cybersécurité. «On apprend aux gens la sécurité routière mais pas la sécurité informatique» En France, 78% des professionnels du secteur sont d’accord avec le fait qu’il est «difficile» de trouver suffisamment de professionnels en cybersécurité à recruter. Un chiffre plus élevé qu’aux États-Unis, en Allemagne ou au Royaume-Uni.

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avril 25, 2017

Un voyage n’est pas qu’une suite de monuments

La culture a toujours été mon principal fournisseur de destinations voyages. Je me laisse à chaque fois influencer par les oeuvres culturelles que je croise pour choisir ma prochaine destination. J’ai vu tant de coins différents juste pour en avoir vu une photographie, un aperçu lors d’une exposition. Une fois enracinée, il ne reste plus qu’à l’idée à grandir lentement. Des années s’écoulent parfois avant que je puisse réaliser le voyage, mais jusqu’à ce jour, j’ai toujours fini par le faire. Récemment, par exemple, j’ai visité Dublin lors d’un voyage de groupe. Cela faisait presque deux ans que j’avais envie d’y aller. Mais je n’y allais pas tant pour ses monuments les plus célèbres que pour la destination dans son ensemble. Car ce que j’ai appris au fil de mes voyages, c’est que ce ne sont pas nécessairement les lieux les plus représentés qui sont les plus intéressants à visiter. Certains endroits sont de fait tellement présents dans l’inconscient collectif que la réalité n’arrive plus à combler nos attentes. Un exemple permettra de comprendre ce que je veux dire : je connaissais par exemple déjà si bien la route 66 et le Taj Mahal que leur découverte réelle ne m’a pas fait grand-chose. Je pense aujourd’hui que les lieux les plus connus méritent qu’on leur consacre certes un peu d’attention, mais que ce sont les lieux moins renommés qui offrent l’expérience la plus inoubliable. Le fait de découvrir un site sans en avoir déjà une image préétablie contribue pour une bonne part au sel de l’aventure. C’est quand on s’écarte des rails touristiques qu’on découvre véritablement. Pour ma part, je me souviendrai toujours de ma visite de Hearst Castle (la demeure de William Randolph Hearst) qui m’a fait à bien des égards plus d’effet que le sommet de la Tour Eiffel. Lors de mon voyage à Dublin, j’ai pourtant fait une nouvelle découverte : quelquefois, le plus beau du voyage ne se trouve même pas dans les lieux moins connus. Parfois, il réside dans les relations que tissent les participants entre eux. Les meileurs souvenirs de ce voyage resteront les crises de fou rire que nous avons pu avoir durant chaque trajet en bus. Je vous mets en lien le site par lequel nous sommes passés pour ce voyage à Dublin, si vous souhaitez en savoir plus. http://www.voyagegroupe.fr/destinations/voyage-groupe-europe/voyage-groupe-dublin/

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mars 22, 2017

Une nouvelle crise bancaire guette l’Ukraine

Une crise bancaire plane sur l’Ukraine, qui ne pourrait pas rembourser une partie des crédits aux banques. Un désastre potentiel, suppose le quotidien allemand Die Welt. Selon la Banque nationale d’Ukraine, 30,5 % des prêts bancaires ne seront jamais remboursés, alors que les analystes du marché estiment qu’environ 50 % des crédits ne seront pas restitués, écrit le journal Die Welt. Les banques publiques parlent ouvertement de la situation désastreuse dans le secteur, bien que certains établissements financiers privés refusent de reconnaître la gravité du problème, relève l’auteur de l’article dans le quotidien allemand. Le média rappelle que le secteur bancaire ukrainien souffre toujours de la profonde récession de 2014, une situation qui s’explique non seulement par le conflit dans l’est du pays, mais aussi par la structure oligarchique de l’économie, critiquée par l’Union européenne, ainsi que par la corruption omniprésente dans le pays. Le journal souligne que la corruption y constitue le problème le plus grave. Quoi qu’il en soit, l’auteur constate certains changements positifs dans l’économie ukrainienne, notamment un ralentissement notable de l’inflation. La situation en matière de prêts se stabilise elle aussi quelque peu, les crédits étant désormais accordés à 14 % au lieu des 24 % d’autrefois. Pourtant, souligne le journal, les banques ont toujours des problèmes avec les recettes, et la nationalisation de la Privatbank n’a fait que les aggraver à cause d’une plus grande participation de l’État. Il n’est pas non plus à oublier que la Cour des comptes européenne a classé l’Ukraine au sommet de la liste des pays européens les plus corrompus.

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janvier 18, 2017

Nimes en hélicoptère

Il est des piqûres de rappel qui me semblent indispensables. Et celle dont j’ai profité samedi dernier est de celles-là, je pense. En effet, alors que je faisais un vol en hélicoptère à Nimes, j’ai pu constater à quel point le monde est beau et grand. Et, par contraste, à quel point l’humanité est négligeable. Cela peut sembler évident, mais je pense qu’il faut s’en souvenir de temps à autre. Car c’est une chose que l’on ignore. Dans nos nids de briques qu’on nomme maisons, nous en venons un peu trop souvent à oublier l’univers qu’il y a en dehors. Mais nos plus grands buildings qui font notre fierté sont en réalité bien peu à l’échelle de notre monde, et un survol en hélico aide à s’en rappeler. Toutefois, il faut reconnaître que, malgré notre petitesse, nous avons quelques exploits à notre actif : nous avons par exemple réussi en quelques années à changer le climat planétaire. Cela est assez significatif de ce que nous sommes, à mon sens. Et je pense qu’il faudrait sérieusement penser à donner une nouvelle définition de l’humanité. Au fond, l’on pourrait nous ranger du côté des virus. En effet, les virus sont microscopiques à l’échelle de l’organisme, et arrivent pourtant à nous rendre malades. Les hommes sont de simples insectes comparés à la Terre, mais ils ont toutefois réussi à provoquer une fièvre planétaire. Et même aujourd’hui, il y a encore des vendus pour certifier que tout ce que prédisent les climatologues est exagéré ! A les entendre, nous n’avons pas pu modifier la température mondiale du fait de notre taille. Mais la démonstration ne tient, comme on le voit, pas la route : la virologie a montré que ce que maître Yoda disait était vrai : il ne faut pas juger en fonction de la taille ; l’on peut être très petit et très redoutable ! Si vous appréciez les beaux paysages, je vous invite en tout cas à faire un tour en hélicoptère. Près de Nimes, c’était vraiment étonnant. Mais je suppose que la Terre est belle, où qu’on soit. Voilà le site où j’ai trouvé mon vol. https://www.tematis.com/vol-bapteme-helicoptere

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janvier 11, 2017

Ficher les français

Un décret rendu public le 30 octobre officialise la mise au point d’un fichier comprenant les informations personnelles de quasiment tous les Français.  Le gouvernement de Manuel Valls a publié un décret « autorisant la création d’un traitement de données à caractère personnel relatif aux passeports et aux cartes nationales d’identité ». Il s’agit donc de créer un immense fichier qui regroupe les données personnelles de 60 millions de Français : une innovation qui semble pour le moins troublante. Cette immense base de données comportera l’état civil, la taille, la couleur des yeux, l’adresse, la filiation des parents, ou encore les empreintes digitales des Français. Pour justifier la mise en place de ce fichier, qui a échappé à tout débat parlementaire, le gouvernement invoque notamment l’objectif de « prévenir et détecter les falsifications et contrefaçon » des cartes nationales d’identité et des passeports. Cependant, le fichier en question pourra être utilisé par les services de renseignement et les agents de police ou de gendarmerie lorsqu’il s’agira de « prévenir les atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation ». Dans le même temps, certaines données issues du fichier pourront être transmises à Interpol ou au système Schengen. La création de ce fichier s’inscrit donc dans le sillage de la lutte contre le terrorisme menée par le gouvernement Valls qui semble persister dans son illusion selon laquelle un outil technologique et un fichier généralisé permettront aux services de renseignement de détecter des terroristes potentiels. Dans ce contexte, il convient de rappeler que toutes les personnes suspectées de terrorisme en France sont déjà fichées. La loi sur le renseignement a auparavant créé un fichier supplémentaire consacré aux actes terroristes où les informations personnelles de tout suspect sont conservées pendant 40 ans. Pour le sénateur PS Gaëtan Gorce, le gouvernement a bien le droit de créer un tel fichier par décret, mais « c’est un problème politique et démocratique ». « Un tel fichier, par son ampleur, ne devrait pas pouvoir être créé sans qu’il y ait un grand débat public », souligne M. Gorce.

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Partir en balade

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novembre 23, 2016

Sensibiliser l’entrepreunariat

La capacité à atteindre les clients potentiels influence la réussite de tout programme ou projet d’entrepreneuriat inclusif. Les agences publiques et les organisations de soutien doivent chercher à exploiter les canaux médiatiques les plus largement répandus parmi les membres des divers groupes cibles. Ils pourraient inclure, par exemple, la radio, les journaux et les médias sociaux qui font déjà l’objet d’un suivi assidu de la part de la clientèle cible. Par ailleurs, les campagnes de sensibilisation plus larges et la promotion des modèles au sein des groupes cibles devraient exploiter ces canaux de communication. En Irlande, le programme «Going for Growth», qui vise à encourager les femmes à développer leur entreprise, constitue un bon exemple de mobilisation à travers les médias. Il utilise un réseau d’ambassadeurs pour promouvoir la croissance des entreprises créées par les femmes et a effectivement utilisé de manière efficace des campagnes médiatiques pour toucher les femmes entrepreneurs.
Même si le recours au moyen de communication le plus pertinent se révèle essentiel, l’attention doit également être portée sur le message transmis. Les messages doivent être adaptés et différenciés en fonction des groupes cibles pour accroître les chances d’entrer en contact avec eux. Par exemple, les messages pour les jeunes entrepreneurs potentiels seront différents de ceux destinés aux femmes ou aux seniors. En outre, la mobilisation des immigrés et des minorités ethniques devra peut-être être réalisée dans plusieurs langues. Dans la ville de Vejle, au Danemark, le projet «Coaching en entreprise pour les minorités ethniques» planifie des réunions bimensuelles de sensibilisation dans plusieurs langues afin de mobiliser les entrepreneurs issus de diverses communautés ethniques. Elles sont généralement organisées en collaboration avec des associations professionnelles locales. Le bouche à oreille se révèle également important pour promouvoir ce programme de coaching.À l’origine, «DreamStart», un programme intégré d’aide à l’entrepreneuriat pour les jeunes chômeurs en Belgique, ne déployait que peu d’efforts en matière de sensibilisation. Il s’appuyait plutôt sur les recommandations. Cependant, cela a donné lieu à l’arrivée d’une vague de clients potentiels présentant le même profil et les mêmes idées. Afin d’élargir sa clientèle, DreamStart fait désormais des présentations lors d’événements, organise des réunions de sensibilisation et distribue des imprimés par le biais de l’agence bruxelloise pour l’entreprise. A lire en détail sur http://www.seminaires-entreprises.com

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novembre 18, 2016

La langue française est-elle finie ?

À quoi bon apprendre le français ? Dans une nation célèbre pour pratiquer le monolinguisme comme notre Grande-Bretagne, la réponse est le plus souvent quelque chose qui a trait ce que l’on disait autrefois pour justifier l’introduction autoritaire d’huile de foie de morue dans la gorge des enfants?: parce que “c’est bon pour toi”. Il est temps de comprendre que dans bien des endroits du monde, attendre de vous que vous parliez le français est absolument “mauvais pour vous”. Si vous deviez sortir de vos études en étant incapable de compter, vous seriez, on le comprend, furieux. Dans le monde entier, il est pourtant possible de sortir de l’école en parlant couramment le français, mais en ne possédant aucune notion d’une compétence absolument nécessaire dans l’économie mondiale?: l’anglais. “Il est temps de comprendre que dans bien des endroits du monde, attendre de vous que vous parliez le français est absolument “mauvais pour vous”” Il y a un grand coupable à cet état des choses absurde?: le bloc de pays connu sous le nom de “la Francophonie”, qui se fait passer pour une pâle imitation du Commonwealth – s’il vous est possible de visualiser quelque chose d’aussi désuet. En fait, la comparaison est même injuste pour le Commonwealth, une organisation de bonne volonté, à profil bas et qui fait le bien avec discrétion. La Francophonie est un ton plus haut?: elle veut promouvoir une “solidarité active” (si quelqu’un sait ce que ça veut dire) entre ses États membres, basée sur “la langue française et ses valeurs humanistes”. Il n’y a rien de foncièrement mauvais à promouvoir l’enseignement du français et de ses “valeurs humanistes”. Et il n’y a rien de mal non plus à encourager la culture des dahlias. Mais nous pourrions regarder de travers une organisation qui certifie que cultiver des dahlias est un passeport pour le succès au XXIe?siècle. Dans beaucoup de pays où le français est le plus activement enseigné – on pense aussitôt à l’Afrique du nord – la langue locale est très différente du français. Apprendre une langue étrangère qui utilise un alphabet différent du vôtre n’est pas une mince affaire. Le problème n’est pas que le français est impossible à apprendre?: en Tunisie, en Algérie ou au Maroc, vous pouvez l’entendre parlé à la perfection. Non, le vrai problème avec le français, c’est que c’est une langue inutile. Bouchons-nous les oreilles pour ne plus entendre la classe moyenne britannique et la déférence dont elle fait preuve, tout en tortillant une mèche imaginaire, quand elle vante l’art du vivre à la campagne (hautement subventionné) en France, le TGV et la “merveilleuse gastronomie”. “Le problème n’est pas que le français est impossible à apprendre?: en Tunisie, en Algérie ou au Maroc, vous pouvez l’entendre parlé à la perfection. Non, le vrai problème avec le français, c’est que c’est une langue inutile” Personne ne niera que, historiquement, la France a apporté beaucoup à la civilisation. La culture européenne ne serait pas grand-chose sans Montaigne, Descartes, Debussy et Cézanne, sans parler du dictateur des dictateurs, Napoléon Bonaparte. Le problème est que tout ceci s’est passé il y a longtemps et que le nouveau monde est anglophone. Dans la bataille pluri-séculaire entre l’anglais et le français, il y a un vainqueur, et prétendre le contraire revient à assurer que Johnny Hallyday représente le futur de la pop music. Les Britanniques n’ont à vrai dire aucune raison de se vanter de cette victoire. Elle doit beaucoup à l’héritage d’un empire édifié voici des générations et à la domination des États-Unis sur le monde moderne. Mais le résultat de la partie est clair?: l’anglais est la langue de la science, de la technologie, du voyage, de l’entertainment et du sport. C’est la langue que vous devez maîtriser pour être un citoyen du monde. Ce que le gouvernement français décide de faire de son argent est son affaire. Pour la plupart d’entre nous, la seule question importante est de savoir si la promotion du français et des valeurs françaises obtient de bons résultats. À une époque, le sud-est de l’Afrique était allemand?: quand un pays, la Namibie, a pris son indépendance, elle a sagement adopté l’anglais comme langue officielle, pour l’excellente raison que l’anglais offrirait un futur à ses citoyens. “Le résultat de la partie est clair?: l’anglais est la langue de la science, de la technologie, du voyage, de l’entertainment et du sport. C’est la langue que vous devez maîtriser pour être un citoyen du monde” La vérité est que quand d’autres puissances impériales ont décroché leur drapeau autour du monde, la France n’a jamais vraiment décolonisé. La promotion du français et de ses valeurs supposées est juste un autre genre d’impérialisme. Il n’y a absolument rien de mal à étudier quelque langue que ce soit comme hobby, ou comme discipline pour l’entretien du cerveau. Mais ne prétendons pas que comprendre le sanskrit a une réelle valeur pratique. Si votre langue maternelle est l’anglais, surtout n’hésitez pas?: apprenez le chinois ou l’arabe ou l’espagnol. S’il le faut absolument, étudiez le français, parce que c’est une belle langue. Mais n’ayons aucune pitié pour ceux qui nous diraient qu’il est utile de l’apprendre comme moyen de communication.

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Le monde Uber

Mais qu’est ce qui se cache donc derrière le phénomène Uber ? Fondée en 2009 en Californie, la start-up est le symbole de l’émergence de nouveaux acteurs économiques incontournables?: les plateformes numériques. Ces acteurs sont des catalyseurs d’échanges économiques et d’interactions sociales. Ils utilisent la technologie pour proposer des services directement aux consommateurs. Cette “ubérisation” est aussi pratiquée par LeBonCoin, Booking, Blablacar, Airbnb ou Facebook… Une aubaine pour les individus et les consommateurs. Un défi pour les entreprises de l’économie classique. Le risque?? être coupé de ses clients, devenir un simple sous-traitant, voire dans le pire des cas être rayé de la carte, faute d’accès au marché. Le syndrome Kodak change d’échelle?: la grande nouveauté est que ces plateformes, au départ circonscrites au numérique, pénètrent tous les secteurs de l’économie. Même l’industrie commence à s’y intéresser. Pour les entreprises traditionnelles, il est temps de raisonner en modèle plateforme. Dans les bureaux de Uber à San Francisco, ils seraient quelques dizaines de collaborateurs triés sur le volet – PhD fortement recommandé et rémunération généreuse à plus de 400?000?dollars par an – à composer un département au nom évocateur?: “Uber Everything”. De UberCopter à l’occasion du festival de Cannes, à UberCargo à HongKong en passant par UberEats, récemment lancé à Paris, ces équipes “ubérisent” les marchés. Transport, logistique, livraison, il n’y a – presque – pas de limites. Icône d’une révolution en cours, la société américaine Uber symbolise un mouvement économique fort et structurant?: la mise en relation directe de l’offre et de la demande via une plateforme numérique. L’ubérisation, mot-valise telle que Maurice Lévy chez Publicis l’a défini, fait plutôt référence à la concurrence brutale de nouveaux entrants sur le marché. Les taxis voient une partie de leur activité captée par des VTC connectés. Cette économie de plateforme est un phénomène bien plus large. “Il a même toujours existé, y compris avant l’arrivé de l’Internet, rappelle Thierry Pénard, professeur d’économie à l’Université de Rennes 1. Les centres commerciaux ou les salons professionnels ou grand public relèvent de l’économie des plateformes.” Pour certains économistes, un marché est même une plateforme, donc il existe des plateformes depuis qu’il existe des marchés… Sur son versant académique, elles sont étudiées depuis les années 2000 et l’émergence des premiers acteurs numériques. Un cadre théorique a été construit, notamment par notre prix Nobel d’économie Jean Tirol avec ses travaux sur les marchés bifaces. Ces acteurs sont devenus des catalyseurs d’échanges économiques et d’interactions sociales. Des plateformes de types différents cohabitent?: certaines comme LeBonCoin se contentent d’une simple mise en relation entre un acheteur et un vendeur. D’autres, plus sophistiquées, jouent un rôle de tiers de confiance, comme iTunes qui facture le service. “Cette économie de plateforme a toujours existé, avant l’arrivé de l’Internet,. Les centres commerciaux ou les salons professionnels ou grand public relèvent de l’économie des plateformes” Pour Marc Bourreau, professeur d’économie à Télécom Paris Tech, “la grande nouveauté est que ces plateformes, au départ circonscrites au numérique, pénètrent tous les secteurs de l’économie, comme Airbnb dans l’hébergement ou Uber avec les taxis”. Transport et co-voiturage avec Blablacar, location de voiture avec Koolicar ou Drivy, finance et crowdfunding avec Kisskissbankbank, voire même parking avec MonsieurParking… Selon Sergine Dupuy, fondatrice de RedPill, agence conseil spécialiste en disruptions, “il existerait aujourd’hui plus de 250 plateformes de services de mise en relation sur Internet en France”. Deux phénomènes expliquent cette accélération. D’abord, le nombre de personnes ayant accès à ces services via le web. Ensuite, la démocratisation de l’Internet en mobilité. Le marché a basculé dans une logique d’application smartphone qui décuple les usages. “Nous sommes dans un momentum où il y a des innovations technologiques, des consommateurs prêts à payer, une vague entrepreneuriale et beaucoup de liquidités et d’argent à investir. Les planètes sont alignées pour la disruption”, résume Jean-Michel Huet, associé chez Bearing Point. Comment expliquer le succès de cette économie de plateforme?? Il tient d’abord à la nature du modèle économique sur lequel il repose. Stéphane Savouré, PDG de Koolicar, service d’autopartage entre particulier, témoigne?: “nous n’investissons pas dans des véhicules mais sur une technologie intégrant un service à des voitures. Ce n’est pas le même besoin d’amortissement. Le modèle économique devient viable beaucoup rapidement”, explique l’entrepreneur dont la société vient tout juste de lever 18?millions d’euros dans le but de stimuler l’offre en équipant 30?000 voitures de boîtiers d’auto-partage. Le modèle plateforme repose d’abord sur la mise en relation. Il s’affranchit de l’investissement très important que représentent par exemple les véhicules, de la logistique, qui est gérée par les utilisateurs, voire des coûts de personnels et des charges sociales afférents (voir encadré). Business avant tout de coûts fixes, le modèle plateforme revient bien évidemment moins cher que celui de l’entreprise intégrée. “Si Uber devait salarier tous les chauffeurs, l’entreprise n’existerait plus”, estime Marc Bourreau. “nous n’investissons pas dans des véhicules mais sur une technologie intégrant un service à des voitures. Ce n’est pas le même besoin d’amortissement” Ce type de service n’est possible qu’avec une masse critique d’utilisateurs des deux côtés de la plateforme. Exemple avec Uber. Chez les offreurs pour commencer?: 25% des chauffeurs étaient au chômage avant dont 43% de longue durée. De l’autre, “si la plateforme rencontre du succès, c’est aussi parce que le service rendu est à la hauteur de la promesse?: disponibilité, voiture propre, service client…”, observe Sergine Dupuy. La réussite repose ainsi sur une proposition de valeur équilibrée. Idem chez Airbnb, qui donne à l’hôte une source de revenu supplémentaire et aux voyageurs un hébergement économique ou original. À chaque plateforme ses promesses. Selon Stéphane Savouré, l’objectif de Koolicar est par exemple “qu’un propriétaire finance sa voiture intégralement grâce aux revenus de partage”.

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juin 15, 2016

La popote d’entreprise

La direction de mon entreprise propose régulièrement à ses salariés des incentives de toutes sortes, afin de maintenir au plus haut le moral des troupes. Ceci dit, les incentives n’ont pas toujours l’effet escompté. Mais d’autres, en revanche, me semblent toujours atteindre leur cible. Encore tout récemment, la boîte a ainsi proposé à notre équipe un incentive culinaire. Ce dernier a eu lieu à Bath en Angleterre et a été, une fois encore, bien accueilli. Ce qui est pour le moins curieux, car au quotidien, la plupart des membres de l’équipe ne cuisinent presque jamais. Moi compris. Mais lorsque je suis amené à cuisiner avec mes collègues, je me transforme bien volontiers en top chef le temps d’une journée. Il y a bien sûr le fait que cela soit ludique, vu que cela ne dure pas plus d’une journée. Mais c’est surtout le côté convivial que j’apprécie dans ce genre d’événement : cuisiner, au fond, n’est qu’un prétexte pour engager la conversation et se rapprocher. La situation elle-même se prête bien à la discussion. Quand on se retrouve à plusieurs à devoir faire des taches physiques répétitives, comme couper les oignons, on est obligé de discuter si on ne veut pas s’ennuyer ferme. Et comme la discussion se passe loin du lieu de travail, cela permet de discuter dans une ambiance décomplexée. L’autre avantage des animations culinaires de ce genre, c’est qu’en cuisine, les rapports hiérarchiques traditionnels n’existent plus : ils sont remplacés par un esprit d’équipe dans lequel la compétition entre individus n’a aucune place. Et comme les capacités individuelles n’entretiennent pas de rapport avec la situation hiérarchique de chacun de l’entreprise, de simples employés peuvent montrer comment cuisiner à leurs dirigeants du simple fait qu’ils détiennent les connaissances techniques en matière d’éminçage et d’épluchage. Ce genre de coopération est à mon sens primordiale pour favoriser l’esprit de groupe. D’autant que l’atelier se termine par un grand banquet où on peut déguster le fruit de son travail. La dégustation devient de fait un moment très agréable, idéal pour créer du lien entre des personnes n’en ayant que trop peu dans le cadre du travail. Je crois qu’avec les chasses au trésor, les ateliers gastronomiques sont ce qui fonctionne le mieux dans le cadre d’un incentive : c’est ce qui développe le plus la cohésion de groupe, car les gens travaillent ensemble à atteindre un objectif, plutôt que les uns contre les autres. Suivez le lien vers le site de l’agence qui a organisé cette manifestation – ils ont été très bien. http://www.agenceincentive.com/destinations/europe/incentive-en-angleterre/

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